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Responsable méthodes : produire mieux

Définir les différentes étapes d’une fabrication, choisir les machines à utiliser, ou encore améliorer l’organisation d’un atelier… La responsable méthodes analyse la production sous toutes ses coutures. Son rôle : faire en sorte que la fabrication se fasse dans les meilleures conditions.

 

 
 
 
  Isabelle, ingénieure méthodes et maintenance
 

 

 

« J’ai toujours aimé les activités manuelles. Mon poste me permet d’être en contact direct avec la production ». Isabelle est ingénieure méthodes et maintenance chez Autostar, une entreprise qui fabrique des campings cars à Saint Brandan. Elle dirige, au quotidien, une équipe de cinq techniciens.  Dans l’entreprise, son service est chargé d’optimiser la fabrication des produits. « Le service méthodes est le trait d’union entre le bureau d’études et la production, explique-t-elle. On est en soutien de la production pour monter des produits définis par le bureau d’études. » 

 

De l'électricité à la menuiserie

Régulièrement, de nouveaux modèles de campings cars sont mis au point par l’entreprise et celle-ci doit adapter ses modes de production. « A chaque nouvelle collection, un cahier des charges marketing est établi, indique Isabelle. Le bureau d’études s’en sert pour concevoir de nouveaux modèles. C’est ensuite au service des méthodes de définir les moyens à mettre en place pour fabriquer les véhicules. »
A partir des plans dessinés par le bureau d’études, Isabelle et son équipe réalisent ainsi le montage des premiers véhicules avec les opérateurs de production. Ils étudient les techniques d’assemblage des éléments ou encore les besoins en machines pour fabriquer de nouvelles pièces… A l’atelier, la jeune femme côtoie différents corps de métiers. « L’entreprise reçoit les châssis de véhicules des constructeurs automobiles et fabrique toute la cellule du camping car. Il y a de l’électricité, de la plomberie, du chauffage, de la menuiserie, de la peinture, du collage… Je ne peux pas maîtriser toutes les compétences de chaque corps de métier. Par contre, je dois avoir une connaissance globale de chaque domaine. »
La responsable des méthodes intervient également sur les process de fabrication en cours et recherche les moyens d’améliorer le fonctionnement de l’atelier. « Il s’agit de réaliser des gains de productivité, explique-t-elle. Cela ne signifie pas forcément qu’on va augmenter la cadence des opérateurs. On obtient ces gains en améliorant leurs conditions de travail, en organisant différemment le travail, ou en leur donnant d’autres moyens de produire. » 

Calculs et "bricolage"

Une partie du travail de l’ingénieure s’effectue au bureau. Isabelle y planifie par exemple le travail de son équipe. Sur ordinateur, elle calcule aussi les temps de fabrication, les gains de productivité, les coûts de montage pour élaborer ensuite un budget... Elle rédige des « modes opératoires », les notices d’instruction qui serviront ensuite au montage des véhicules. Lors des préparations des nouvelles collections, elle participe à de nombreuses réunions avec le bureau d’études, la production et le service commercial sur la définition des nouveaux produits…
« A côté de ce travail de bureau, je mets la main à la pâte… A l’atelier, je peux intervenir lorsqu’une pièce pose problème. Je la « bricole » moi-même pour qu’elle puisse être montée. Je revois ensuite les plans avec le bureau d’études pour fabriquer cette nouvelle pièce en série. »
La responsable développe également des contacts avec l’extérieur. Elle se déplace, parfois à l’étranger, en Italie, en Allemagne, en Angleterre… pour rencontrer des fournisseurs ou communiquer avec des confrères qui fabriquent le même type de produits. 

C'est un travail d'équipe

Le métier suppose ainsi une certaine disponibilité. « Je commence ma journée vers 8 h 30. Le soir, je n’ai pas d’horaires fixes. Je termine souvent vers 18 h 30 ou 19 h. Mais c’est un choix de ma part. C’est une nouvelle fonction et il y a beaucoup de choses à mettre en place. »
L’organisation, la rigueur, de bonnes capacités d’analyse sont d’autres atouts que doit posséder l’ingénieure méthodes. Sans oublier enfin le sens du contact. « C’est un travail d’équipe, souligne Isabelle. Je travaille avec les techniciens de mon service, la direction, les personnes de la production. J’apprécie le côté relationnel de mon travail. C’est intéressant de travailler avec tous les échelons de l’entreprise. » 

 

 
 
 
Après un bac scientifique, Isabelle entre à l’IST (l’Institut supérieur de technologie) de Vannes, une école d’ingénieurs par apprentissage du groupe ICAM (Institut catholique des Arts et Métiers). Elle y suit un premier cycle préparatoire intégré en deux ans et obtient un BTS Assistance technique d’ingénieur, puis un cycle ingénieur par alternance en trois ans.
A l’issue de sa formation, son entreprise lui propose de devenir responsable du service où elle a fait son apprentissage.
 

Publié le 22/02/2012