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Cuisiniste, l'aménagement sur mesure

Réaliser un plan d’agencement, choisir les matériaux, conseiller le client mais aussi établir un devis… Le cuisiniste met en œuvre des compétences variées. A la fois concepteur, technicien et commercial, le professionnel crée des cuisines sur-mesure, adaptées aux besoins de ses clients.

 

 
 Cerner les besoins pour concevoir une cuisine adaptée
 

 

« Une cuisine au départ, c’est un concept. Elle n’existe pas. Elle va naître de l’imaginaire d’un professionnel, à partir d’une discussion avec un client ». Loïc Faucheux est cuisiniste à la Chapelle-des-Fougeretz, près de Rennes. Il a créé Uni-Globe il y a 19 ans, une entreprise qui réalise des agencements de cuisines mais aussi de salles de bain et de dressings.

Chez Uni-Globe, on ne se contente pas de vendre des cuisines. On les conçoit. « La cuisine, c’est une pièce qui mérite une réflexion, précise Loïc Faucheux. Elle est le centre d’activité de la maison. Les gens y passent beaucoup de temps. » 

 

Cuisines à la carte

Le public de l’entreprise est un public qui a besoin d’être conseillé. Pour le professionnel s’agit de répondre à chaque fois à une demande particulière. « On travaille beaucoup grâce au bouche-à-oreille. Les gens viennent nous voir avec une problématique. Ils ont une pièce vide, tout est à créer. On discute avec eux, on voit s’ils ont des enfants, par exemple, on s’intéresse à leur mode de vie, on cerne leurs besoins pour ensuite concevoir une cuisine adaptée. »

Petit à petit, le projet prend forme. Sur le papier, le cuisiniste esquisse les éléments, discute des matériaux avec le client… « On avance par tâtonnement, je fais des propositions. Puis, je laisse mes croquis au client pour lui donner le temps de la réflexion. » Un deuxième rendez-vous permet d’effectuer d’éventuels ajustements sur le projet et d’établir un devis.

La réalisation peut alors commencer. Les cotes exactes de la pièce sont prises chez le client. Elles permettent de réaliser un plan au sol de la cuisine avec l’ensemble des éléments qui la constituent. « Un peu comme un puzzle », explique Loïc Faucheux . « On peut ensuite lancer la fabrication de la cuisine. Il faut compter environ sept semaines de délai avant sa réception. »

Dernière étape : l’installation de la cuisine. Celle-ci est réalisée par des poseurs de l’entreprise. « On planifie leur travail chez les différents clients, indique le cuisiniste. Lors de l’installation de la cuisine, ils listent les éventuels problèmes survenus : ça peut être un meuble rayé pendant le transport, par exemple. Nous faisons en sorte de régler ces problèmes. C’est un point fort de l’entreprise.» 

Connaître son produit

Décorateur, agenceur mais aussi technico-commercial, le cuisiniste met en œuvre différents savoir-faire. Pour Loïc Faucheux, la conception est un aspect essentiel de son activité. Comme un architecte d’intérieur, le cuisiniste va créer une ambiance en jouant sur les volumes, la lumière, les coloris. « Il faut savoir gérer les codes couleur, affirme-t-il, éviter de marier certaines teintes, ou  prendre en compte l’orientation de la pièce pour ne pas mettre de couleurs froides au nord… »

Le professionnel connaît également la manière dont est fabriqué son produit. Il possède des connaissances en plomberie, en électricité, en matériaux, en électroménager… « C’est par exemple connaître les mesures maximales que peut avoir une feuille de stratifié, ou savoir qu’un four à pyrolyse est incompatible avec le polymère. »

Curieux, il doit consulter les revues professionnelles, être à l’affût des nouveautés techniques… mais aussi suivre la mode. « On l’anticipe ! note Loïc Faucheux. Les plans de travail en hauteur que vous trouvez actuellement dans les cuisines, existent depuis 15 ans chez nous. »

Enfin, le métier demande une certaine disponibilité. « On prend le temps d’écouter les gensOn se déplace chez eux, parfois le soir, lorsqu’ils ont fini leur travail. Avec l’installation d’une trentaine de cuisines par mois, on rencontre tous types de personnes. On noue des relations, on s’investit chez elles… Derrière leur cuisine, il y a un cuisiniste.» 

 
Les formations

Les CAP en menuiserie sont adaptés aux travaux de fabrication et de pose. Ces diplômes se préparent en deux ans, après la classe de 3e , en lycée professionnel ou par apprentissage dans un CFA.
Le métier d'agenceur requiert un diplôme de niveau bac à bac+2, selon le degré de responsabilité exercé. Le bac pro technicien constructeur bois ou le bac pro technicien menuisier-agenceur par exemple se préparent en trois ans après une classe de 3e. « On peut préparer un diplôme dans le bois pour devenir cuisiniste, mais il est intéressant de le compléter par une formation en vente », précise M. Faucheux.
Il existe enfin une formation de vendeur-agenceur de cuisines et salles de bain de niveau bac préparée dans le grand ouest au CFA de l’AFPIA à Montaigu, et un titre professionnel de concepteur vendeur de cuisine (niveau bac), délivré par le SNEC (Syndicat national équipement cuisine) à l’issue d’une formation préparée au Mans et à Fougères (www.snec.org).

 
 

 

 

 
 
 
 
 

Publié le 01/01/2010