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Automobile. L'expert conduit l'enquête

Bruno Tromelin aime bien chercher, analyser, décortiquer les véhicules pour comprendre les raisons d'un accident ou d'un dysfonctionnement. Il s'efforce ensuite d'exposer clairement les résultats de ses investigations. Un expert à Lorient...

 

"Je m'efforce toujours d'établir une relation de confiance...""80% des dossiers se règlent à l'amiable."  Bruno Tromelin est l'un des quatre experts automobiles du cabinet ACE à Lorient. Il y supervise l'ensemble des dossiers protection juridique-responsabilité civile. "Quand une personne a un litige avec un constructeur, un garage ou un particulier, sur une vente ou sur une réparation, il peut faire intervenir son assurance. Après un premier examen du véhicule, je procède à une expertise contradictoire avec la partie adverse. On arrive le plus souvent à un arrangement." Ces litiges ne représentent qu'une partie de l'activité de l'expert ; mais elle est en croissance régulière. "Les gens font de plus en plus appel à la protection juridique ; les dossiers sont de plus en plus complexes."

 
Acteur de la sécurité routière

 

"L'expert est là pour faire une constatation objective. Il apporte ses connaissances techniques pour évaluer précisément les dommages, en déterminer l'origine et chiffrer le montant des réparations. et ce, pour tout type de véhicule, auto, moto, camion, bus, voire bateau." 80% de l'activité du cabinet concerne des accidents de la circulation. "Sur place, je définis avec le garage une méthodologie de réparation, je rédige le procés-verbal d'expertise. Selon la valeur du véhicule, des procédures particulières peuvent être mises en place. En général, ça se passe bien ; je m'efforce toujours d'établir une relation de confiance. Il importe de vérifier que la remise en état a été bien conduite avant de délivrer le rapport de conformité. L'expert automobile est aussi un acteur de la sécurité routière."
Bruno Tromelin gère environ 150 dossier par mois. "Je passe environ la moitié de mon temps en visites aux véhicules. Ma journée commence à 8h30 au bureau. J'assure un accueil téléphonique sur les dossiers en cours. J'en profite pour chiffrer le montant des réparations. A 10h, je pars en tournée. Mon secteur couvre l'agglomération de Lorient et une partie du Finistère. Retour vers 16/17h pour du chiffrage et la rédaction des rapports."

 

"J'ai formé le projet de devenir expert automobile dès mon entrée en CAP..."Un généraliste avant tout

 

 "Le plus souvent, c'est la carrosserie qui a souffert. On se réfère aux préconisations des constructeurs. Dans l'automobile, la carrosserie n'a pas évolué autant que la mécanique. On est moins à l'aise quand il s'agit d'analyser les dysfonctionnements d'un moteur et de son environnement. Chaque fabricant a développé ses propres solutions pour accroître le rendement mécanique et minimiser la pollution. Les systèmes sont complexes. L'expert auto est avant tout un généraliste." Pour coller à l'évolution rapide des véhicules, Bruno Tromelin suit régulièrement les formations proposées par la chambre syndicale de la profession. "Je me forme aussi tout seul, grâce à internet, et à travers les contacts que j'ai avec les concessionnaires et les réparateurs." Les enseignants du lycée Colbert à Lorient sont aussi une source d'information permanente. "Je suis resté en relation avec eux depuis ma sortie de la formation d'expert auto que j'ai suivie dans cet établissement. D'une part, le cabinet accueille des stagiaires du lycée en formation ; d'autre part, certains profs ont des compétences très pointues auxquelles j'aime faire appel sur certains cas complexes."

 
Analyse, recherche et expression


Avant d'y suivre la formation d'expert automobile (voir encadré), Bruno a déjà préparé son BTS Après-vente automobile au lycée Colbert. "J'ai formé le projet de devenir expert automobile il y a longtemps, dès mon entrée en CAP. J'aime me fixer des objectifs élevés ; ça me paraissait même tout à fait utopique." Et pourtant... "Je suis entré dans la voie professionnelle après une 3ème technologique : CAP puis BEP en mécanique auto. J'aimais bien les maths, mon père était mécanicien sur un navire... J'ai ensuite rejoint une classe de première technologique pour préparer un bac STI génie mécanique option systèmes motorisés avant d'entrer en BTS." Joli travail pour tracer sa route jusqu'au métier visé... "Ce métier demande à la fois un esprit pratique, un intérêt et des connaissances certaines en mécanique, et aussi des qualités d'expression orale et écrite. Il faut pouvoir expliquer clairement des choses qui ne le sont pas toujours... C'est pourquoi j'apprécie beaucoup mes nouvelles responsablilités dans le domaine protection juridique-responsabilité civile. Ces dossiers font appel à l'ensemble des compétences de l'expert auto : analyse, recherche d'informations, droit, expression, etc." Sans oublier quelques qualités de médiateur propres à désamorcer les conflits...


  

En Bretagne, une formation à Lorient
Le diplôme d'expert en automobile s'obtient après un an de formation et deux années de pratique professionnelle comme expert stagiaire dans un cabinet d'expertise.
En Bretagne, le lycée Colbert à Lorient propose la formation en expertise à des candidats titulaires d'un BTS Après vente automobile ou Moteurs à combustion interne, d'un BTSA Génie des équipements agricoles, d'un DUT Génie mécanique.
La formation se déroule sur une année, en alternance sous statut scolaire : 23 semaines au lycée et 23 semaines en entreprise, dans des succursales, des concessions, ou des ateliers de réparation automobile. L'accent est mis sur la technologie et la pratique de la réparation des carrosseries, pour compléter la formation du BTS. "La formation reçue à l'école, témoigne Bruno Tromelin, donne les capacités pour s'adapter à différents systèmes et différentes situations."

 



 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

Publié le 12/01/2012

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