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Aide-soignant, au plus près des malades

Refaire un lit, effectuer la toilette d’une personne, l’aider à prendre un repas… L’aide-soignant assiste les malades dans tous les gestes de la vie quotidienne. Proche des patients, il surveille également leur état de santé physique et moral. Qualités relationnelles, disponibilité et sens de l’observation recommandés.

 

« On ne peut pas faire ce métier sans aimer les gens. Il faut être disponible, de bonne humeur, on travaille auprès de personnes qui ne sont pas forcément en forme. » Philippe est aide-soignant au CHU de Rennes, dans le service de soins intensifs en cardiologie. Son rôle : assurer les soins d’hygiène et de confort des patients, mais aussi contribuer, par sa présence et son écoute, à leur bien-être moral.

 

Un soutien au quotidien

 

Au sein de l’équipe soignante, Philippe participe ainsi à une prise en charge globale des patients. Ses activités, effectuées en collaboration et sous la responsabilité de l’infirmier, lui permettent d’être au plus près de ces derniers. Quotidiennement, il les aide à faire leur toilette, à prendre leurs repas, à s’habiller. Il assure des soins pour prévenir les escarres chez les personnes immobilisées, aide les malades à se déplacer ou à changer de position. « On prend aussi les menus en fonction des différents régimes des patients. Certains peuvent être diabétiques, par exemple, il leur faut alors une alimentation appropriée. »

L’entretien des chambres, indispensable pour éviter les infections nosocomiales, fait partie de ses missions. Le professionnel refait les lits, change les literies, nettoie les chambres de fond en comble lors du départ des patients…

« Une partie de mon travail s’effectue également dans le service des urgences cardiologiques, pour assurer l’accueil administratif des patients, ajoute-t-il. On doit travailler vite. En cardiologie, plus une personne sera prise en charge rapidement, moins elle aura de chances d’avoir des séquelles. Mais notre rôle là-bas, c’est aussi de rassurer les patients et leur famille. Les personnes qui arrivent avec un problème cardiaque ont souvent de grosses angoisses. »

 

Oreille attentive

 

Si l’aide-soignant ne donne pas de médicaments et ne procure pas, ou peu, de soins médicaux, la connaissance des pathologies est essentielle dans son travail. Elle permet notamment de bien accueillir les patients, leur donner certaines explications, les orienter vers les personnes qualifiées pour leur répondre. Elle permet aussi d’assurer la continuité des soins au sein de l’équipe et d’avoir un œil averti sur l’état du malade. « Pour une bonne prise en charge, explique Philippe, on doit connaître la pathologie du patient à son arrivée, savoir pourquoi il est là, et comment on va le soigner… On ne fait pas de perfusions, par exemple, mais on peut vérifier qu’une perfusion passe bien, qu’il n’y a pas de rougeur ou de gonflement au niveau du point d’entrée. On surveille également les différents paramètres d’un patient comme la température, l’élimination, l’hydratation… Les patients peuvent être intubés, ventilés, ils ont énormément de matériel autour d’eux. Il y a beaucoup de technique, beaucoup de choses à vérifier ».

La proximité avec les patients permet ainsi de faire remonter des informations précieuses sur leur état de santé physique et mental. L’aide-soignant sert souvent de relais entre la personne et l’équipe soignante. « La toilette, par exemple, est un moment privilégié. Elle ne se fait pas en 5 minutes ; souvent le patient se détend, il peut alors nous confier ses craintes ou son mal-être. »

 

Un métier physique

 

Le métier comporte certaines contraintes : des horaires variables, des journées qui commencent tôt le matin ou se terminent tard, le travail un week-end sur deux. Certains aides-soignants peuvent travailler de nuit… Il faut faire preuve d’une grande disponibilité. Résistance et force physique sont également appréciables car le professionnel aide les malades à se déplacer, il reste également debout durant tout le service.

« Il ne faut pas non plus avoir peur de prodiguer les soins d’hygiène, prévient Philippe : effectuer une toilette, changer des patients incontinents… Mais ce n’est pas cet aspect-là qui prime. Il y a aussi les moments où la personne a le sourire, où elle repart chez elle en forme. On est heureux d’avoir donné un peu aux autres ».

 

 

La formation

 

Le Diplôme d’Etat d’aide-soignant, permet d’accéder à la profession. La formation comprend 1435h réparties en 595 h d'enseignement théorique et 840 h de stages. La formation comporte 8 modules. L'admission en formation se fait sur concours (une épreuve écrite d’admissibilité et une épreuve orale d’admission). Il n'y a aucune condition de diplôme pour se présenter à l'épreuve écrite. Les candidats doivent avoir 17 ans au moins à la date d’entrée en formation.

Certains candidats sont sélectionnés sur dossier uniquement  (dispensés des épreuves écrites et orales) et ont également des dispense de formation. Il s'agit  :
- des candidats titulaires d’un Bac Pro Accompagnement, soins et services à la personne, d'un Bac Pro Services aux personnes et aux territoires.

- des candidats titulaires du DE Aide-médico-psychologique, DE Auxiliaire de vie sociale, DE Auxiliaire de puériculture, DE ou Certicat de capacité d'ambulancier, MC Aide à domicile, Titre professionnel d'Assistant de vie aux familles

- des candidats par voie de la Validation des acquis de l'expérience (VAE)

- des candidats par modalités spécifiques à la formation des ASH de la fonction publique hospitalière.


 

 

 
 

Publié le 16/01/2012

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