Les formations et les métiers en Bretagne
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CAPA Maréchalerie. Pour des chevaux bien dans leurs sabots...

Pendant leurs deux années de formation, les élèves du CAPA Maréchalerie apprennent à bien chausser les chevaux. Ils alternent les enseignements généraux, les travaux pratiques à la forge et les stages en situation. Motivés, accrocheurs, ils acquièrent dans la sueur les savoir-faire d'un métier difficile et passionnant.

"Le gros point positif de la formation, ce sont les trois journées par semaine que nous passons à la forge, on a le temps d'apprendre." Matthieu est en deuxième année de CAPA Maréchalerie à Landivisiau. Unique lieu de formation en Bretagne, la maison familiale et rurale pratique l'alternance : les élèves passent 16 semaines par an à la MFR et 25 semaines dans une entreprise.

 

Le métier est physique

 

La forge est le point d'attraction de la formation. L'activité y est intense, et parfois assez sportive... Poser puis clouer quatre fers aux pieds d'un jeune cheval de trait de près de 400kg nécessite technique, force et concentration. "L'enseignant, Jean-Paul Mahé, est un maréchal-ferrant, précise Hervé Conan, le directeur de la maison familiale. C'est un ancien de la Garde républicaine." C'est lui qui dirige la manoeuvre. Partout présent, au four, à l'enclume et au pied du cheval. "Matthieu, prépare le fer. Mathieu (l'autre), siffle lui quelque chose, ça va le calmer. Nolwenn, prend-lui le pied..." La petite équipe s'affaire et transpire, le fer rougeoie et fume sur le pied du cheval. "Le métier est physique. Les jeunes acquièrent ici les bons gestes, les postures. Ils apprennent à forger un fer à partir d'une barre de métal, alors que les maréchaux-ferrants se contentent le plus souvent d'adapter des fers industriels aux pieds des chevaux. Ils prennent le temps de détailler les techniques : le parage ou taille de la corne, essentiel pour que le cheval marche droit, le ferrage et l'adaptation parfaite du fer à la morphologie de l'animal... La maréchalerie est parfois un métier d'art."

 

"Des gens de cheval"

 

A la maison familiale, la formation alterne les travaux pratiques, les cours, les recherches personnelles, les interventions de professionnels. Les jeunes ont des modules d'enseignements généraux, expression française, maths, sciences humaines, et aussi des modules de secteur professionnel, sciences physiques et biologiques, hippologie générale et spéciale. "Les effectifs sont réduits, souligne le directeur, ce qui facilite les apprentissages. Et puis, tous nos élèves sont des gens de cheval. Ils pratiquent tous l'équitation depuis longtemps." Une motivation à l'épreuve du feu que la MFR repère dès l'admission dans la section. "Les candidats viennent de 3e, de 2de ou même de bac pro pour certains. Ceux qui sont retenus sur dossier passent à la forge pour un test. On voit s'ils savent tenir un marteau. On sent vite s'ils ont le "feeling". Les capacités physiques sont aussi importantes."   


De la taille de la corne à la pose du fer, en passant par le formage de celui-ci au four et à l'enclume : un métier assez sportif... Cliquez sur l'image

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Vers le BTM

 

 CAP en poche, les jeunes diplômés vont travailler chez un maréchal-ferrant ou poursuivent leur formation. "Nous ne souhaitons pas que les jeunes s'installent directement à la sortie du CAP, même s'ils en ont l'opportunité. Ils ont eu une initiation à la gestion d'une entreprise artisanale pendant leur formation, mais ils doivent aussi acquérir expérience et maturité." La MFR aide les jeunes dans leur recherche d'emploi. Certains continuent vers un BTM, un brevet technique des métiers, Maréchal-ferrant. "C'est la suite du CAP. Les jeunes vont encore plus loin dans les techniques et les connaissances professionnelles. Le BTM met l'accent sur la gestion des coûts, l'animation d'équipe, l'organisation du travail..." De quoi se forger quelques solides savoir-faire...

 

MatthieuMatthieu.... "Je fais du cheval depuis tout petit. Mon oncle est maréchal-ferrant ; il possède deux centres équestres." Ca aide... "A la maison familiale, on a le temps d'apprendre. Quand je suis en stage, on part toute la journée en camion. Mon oncle emploie un ouvrier et un apprenti. On travaille ensemble. Chacun s'occupe de son cheval. J'avance le travail des autres. Et le patron ou l'ouvrier m'aident et me conseillent."...
"Après le CAPA, je vais essayer d'entrer en BTM pour acquérir davantage de connaissances. J'aimerais ensuite me mettre à mon compte..."


Nolwenn et son prof (qui est lui-même maréchal-ferrant) posent le fer sur le sabot du chevalNolwenn...
"C'est un métier que j'ai toujours voulu faire, le seul d'ailleurs..." Nolwenn a pourtant commencé une formation du secteur paysage après le collège. "Mes parents n'étaient pas trop d'accord pour le CAPA maréchalerie. Ils trouvaient le métier dur pour une fille. Mais j'étais tellement motivée que j'ai choisi  de venir ici." Sans aucun regret. "Mes parents avaient deux chevaux de trait à la maison, pour le plaisir. Quand le maréchal-ferrant passait, je restais toujours à le regarder. Je n'ai jamais voulu devenir monitrice d'équitation." C'est le cheval "version technique" qui l'attire, la forge, la pose des fers... "Après mon CAPA, je pars en Allemagne. J'ai déjà ma place dans une entreprise avec six ouvriers..."

Publié le 16/11/2011

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