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Laurine en BTS géomètre topographe : un plaisir sans bornes…

Laurine aime travailler dehors. La formation de BTS géomètre topographe qu’elle suit actuellement répond entièrement à ses goûts. Elle apprécie aussi le côté actif et la variété du métier.

 

Laurine est une amoureuse de la nature. Elle habite en campagne et a choisi une formation où elle peut profiter des joies champêtres. Elle prépare un BTS géomètre topographe. « On travaille beaucoup à l’extérieur et j’aime cela, explique Laurine. Le titulaire de ce BTS doit borner les limites des futures constructions. Concrètement, il faut marcher beaucoup, faire des relevés avec des appareils assez lourds, planter des bornes… C’est très physique et cela peut être assez fatigant. Mais j’aime ce côté actif. » Laurine apprécie aussi la variété du métier. Il comprend également du travail de bureau. Il faut exploiter les données saisies sur le terrain et effectuer des calculs pour réaliser des plans. « C’est une formation qui comporte beaucoup de maths, remarque Laurine. La base de la topologie, c’est la trigonométrie, c’est-à-dire l’étude des relations entre les côtés et les angles. Il faut calculer également les dénivelés, les périmètres, les surfaces, les angles. Il y a aussi beaucoup de dessin. »
 

Importance du dessin

 
 « Le dessin en topographie porte sur des zones plus larges qu’en construction. On dessine du 1/200ème au 1/25 000ème. Le concepteur d’une maison a besoin de visualiser les détails. Nous, nous dessinons la largeur des routes, les limites de terrain, les emplacements des bâtiments, etc. » Ce travail demande une grande précision. Il ne faut pas se tromper sur la surface d’une parcelle. Les conséquences pour les propriétaires peuvent être importantes. « Le technicien supérieur en topographie est responsable du bornage. Normalement il se déplace avec une autre personne, un technicien ou un opérateur, ayant un BT ou un BEP. Maintenant, avec les appareils électroniques, on peut aller seul faire les mesures. On utilise aussi le GPS qui repère les positions des différents éléments. Mais ça ne marche pas toujours. Par exemple, quand il y a des arbres, des grands bâtiments, un alignement des satellites. »
Laurine se forme par apprentissage. Elle a un contrat avec une entreprise privée qui travaille sur des projets de l’Etat et des collectivités territoriales. Elle alterne un mois sur deux dans l’entreprise, l’autre au lycée Mendès France à Rennes. « J’aime la formule de l’alternance. Cela permet d’entrer dans la vie active et d’avoir un revenu. »
 

Six heures de maths par semaine

 
En plus des techniques professionnelles, elle doit étudier des matières générales : des maths, bien sûr, mais aussi de la physique, du français, de l’anglais, du droit et de l’économie. Après un BEP puis un BT, c’est ce qui est le plus difficile pour Laurine. « Les maths, c’est corsé ! Nous en faisons six heures par semaine au lycée. La physique, ça m’intéresse bien. On fait surtout de l’optique pour comprendre le fonctionnement de nos matériels, comme les lunettes topographiques. Le français et l’anglais sont aussi très importants car nous devrons, plus tard, rédiger des rapports. » Le droit aborde les problèmes de limites de terrain entre voisins, de haies mitoyennes, de contrats de mariage, de signature des deux conjoints, etc. Les enseignements portent aussi sur la topographie théorique et l’informatique. Cette dernière permet notamment de travailler sur des plans numérisés et de réaliser certains calculs.
C’est une profession où on trouve majoritairement des hommes. « En classe, je n’ai pas de problème particulier. On se met en boîte les uns les autres gentiment. Avec les employés de mon entreprise, cela se passe bien aussi. C’est lors des réunions de chantier que je rencontre le plus de machisme. Mais il ne faut pas se laisser impressionner. Mon employeur, lui, est très satisfait de moi. Il apprécie beaucoup mon dynamisme. »

Publié le 16/11/2011