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Amélie, ingénieure par apprentissage

Entre l’entreprise et l’école, Amélie a franchi toutes les étapes pour devenir ingénieure spécialité mécanique et automatique. Un parcours qui demande certes, du goût pour les sciences et la technologie, mais aussi le sens de l’organisation, des relations humaines et …un brin d’humour.

 

Après son bac scientifique, Amélie entame des études universitaires pour devenir professeur de mathématiques. Très vite elle se rend compte que le système universitaire ne lui convient pas. Plutôt que de recommencer une première année, elle préfère arrêter et prendre un peu de temps pour trouver ce qui lui conviendrait. « J’ai travaillé en intérim, explique–t-elle, et là j’ai découvert le monde de l’industrie en tant qu’opératrice sur chaîne. Cela m’a bien intéressée. J’ai vu qu’il avait beaucoup de métiers possibles. »  Elle décide de passer, en un an, un Bac professionnel pour avoir les bases en mécanique. Puis, en deux ans, elle prépare un BTS de mécanique et automatismes industriels. Dans la foulée, elle entreprend une formation d’ingénieure spécialité mécanique et automatique à l’ITII à Vannes où elle termine actuellement sa troisième année  « j’ai construit tout ce parcours en apprentissage dans l’entreprise où j’avais travaillé comme intérimaire, précise Amélie. Ce système me convient bien. J’ai beaucoup de matières scientifiques mais appliquées à des projets concrets. A l’école, le contact avec les enseignants est facile. De plus en entreprise, je suis suivie par un tuteur qui me guide et progressivement me laisse de plus en plus d’autonomie. Maintenant, le lundi matin, il me confie un certain nombre de tâches. A moi de m’organiser,  mais si j’ai un problème je sais que je peux aller le voir »

 

Une mise en responsabilité progressive

 

Amélie se forme dans une entreprise  qui fabrique des chaudières et des chauffe-eau. Au début, elle apportait son aide à un groupe de techniciens en maintenance. Elle a pu ainsi mettre en place des indicateurs de productivité. Puis elle a animé un petit groupe de 4 à 5 opérateurs. Maintenant elle travaille à l’amélioration de la qualité et de la productivité. Elle peut remplacer si besoin un chef d’équipe et encadrer une vingtaine de personnes.

En école d’ingénieur, le rythme de l’apprentissage est un peu spécifique. Les deux premières années, les apprentis alternent une semaine sur deux entre l’école et l’entreprise. En troisième année, par contre, ils passent la première partie de l’année au centre de formation puis restent 6 mois dans leur entreprise afin d’avoir le temps de mener un projet important « je compte travailler sur la réorganisation du travail dans un atelier, indique Amélie. J’aime bien être proche du terrain pour améliorer l’outil de production, toujours en relation avec les opérateurs. C’est un métier où le relationnel est important. Je dois animer des groupes de travail, des réunions… ».

 

Des travaux en petits groupes

 

 

 

 

 

 

 

 

L’autonomie est importante, non seulement dans l’entreprise, mais également pour faire le lien avec les cours vus à l’école. Les contenus sont très variés : électricité, automatisme, mécanique, gestion de production, gestion du personnel… «  La formation humaine est très importante, complète Amélie. Nous avons des cours théoriques bien sûr, mais nous travaillons aussi beaucoup par groupe de deux ou trois. Nous appliquons la théorie en construisant des maquettes ou en travaux pratiques. » Afin d’élargir leurs compétences, les étudiants s’entraînent aussi à chercher des solutions sur des sujets proposés à l’école par des entreprises diverses et variées « Toujours en petits groupes, nous pouvons traiter de sujets que nous ne connaissons pas. Nous devons alors faire un gros travail de recherche et d’analyse. En ce moment je travaille sur trois projets en électrotechnique, en automatisme et en dynamique... »

Côté débouchés, pas de soucis

 

Une formation qui demande donc une certaine maturité pour arriver à gérer son temps de travail et à s’organiser car c‘est quelquefois difficile quand on est en entreprise de remettre le nez dans ses cours le soir !  Il faut également être assez mature et avoir des relations aisées avec les adultes. « C’est vrai aussi, conclut Amélie, qu’il y a une grosse majorité de garçons, mais cela ne me dérange pas .J’aime bien travailler dans une ambiance masculine. Bien sûr au début il faut avoir un peu le sens de l’humour et ne pas se laisser atteindre par certaines blagues… mais dans l’ensemble cela se passe plutôt bien. Et puis côté débouchés pas de soucis ! Après, j’aimerais démarrer comme responsable d’atelier dans l’industrie métallurgique car c’est un domaine que j’aime bien. Mais je suis prête aussi à aller dans d’autres secteurs. Et puis, si un jour j’ai envie de changer, je sais qu’avec mon diplôme d’ingénieur je peux avoir des passerelles pour devenir, pourquoi pas,  professeur de mathématiques ! ».


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