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BTSA Génie des équipements agricoles

Une culture qui se développe, l’agroéquipement. Une formation qui fait le lien entre les fabricants et les utilisateurs d’équipements agricoles de plus en plus sophistiqués. Sciences, techniques et commerce sont au programme avec, au final, des débouchés en vente, en conseil ou chez des constructeurs.

 

"Avec cette formation, je concilie mon désir d’être en contact avec le milieu agricole et mon goût pour le machinisme", explique Mathieu étudiant en deuxième année de BTSA Génie des équipements agricoles au lycée Kernilien à Guingamp. Un diplôme qui met l’accent sur l’utilisation et le fonctionnement des équipements agricoles. Au programme, de la mécanique, de l’hydraulique, des études d’automatisme. Le but n’est pas d’apprendre à diagnostiquer une panne mais de comprendre le fonctionnement des principaux équipements afin d’être capable de les améliorer ou de conseiller les utilisateurs. « En cours, raconte Jérémie étudiant de deuxième année, nous pouvons, par exemple, démonter un embrayage pour détailler chacune des pièces qui le composent et leur fonction. Nous étudions des machines variées : tracteurs, ensileuses, faucheuses, mais aussi installations de traite, etc. » Chaque semaine les jeunes utilisent les différents matériels à la ferme du lycée ou chez un concessionnaire.

 

 

Une formation scientifique et commerciale 


L’électronique est de plus en plus présente dans les équipements. La technologie évolue vite, il faut donc bien comprendre les principes de fonctionnement pour pouvoir s’adapter. La formation théorique scientifique est poussée, mais toujours en relation avec les agroéquipements. « Il y a beaucoup de physique, insiste Mathieu. Nous approfondissons l’hydraulique, la résistance des matériaux, les forces. »
Tout savoir sur les machines ne suffit pas, des notions de zootechnie et d’agronomie, mais aussi d’économie et de commerce sont indispensables. « Nous étudions les productions végétales et animales, souligne Mathieu, pour mieux comprendre et justifier le choix et l’utilisation des agroéquipements et des bâtiments d’élevage
Les étudiants s’entraînent à analyser la demande des clients en tenant compte des règlements, de la nature des sols, des caractéristiques de la production mais aussi des coûts d’acquisition et d’exploitation. « En deuxième année, nous abordons les techniques de vente ajoute Jérémie: la prise de contact, l’entretien, l’argumentaire, etc. »

 

Travailler sur le terrain


Dès la première année, au lycée de Guingamp, les jeunes partent un mois dans des exploitations agricoles du pays de Galle, histoire de parfaire leur anglais et de s’ouvrir à d’autres cultures. Anglais qu’il est indispensable de maîtriser pour lire les notices de constructeurs internationaux. Ils ont aussi un stage de deux mois chez un constructeur où ils doivent développer un projet de conception ou d’amélioration de matériel.
« A la sortie du BTSA, les débouchés sont nombreux, précise Alain Thomas, professeur en agroéquipement. Beaucoup de jeunes choisissent de travailler chez des concessionnaires comme technico commerciaux. Ils peuvent aussi être employés comme animateur ou gestionnaire du parc matériel en CUMA ou devenir conseiller en machinisme pour des chambres d’agriculture Enfin certains se retrouvent chez des constructeurs de matériels agricoles. Ils travaillent alors au service après vente ou en bureau d’études. »