Informatique et systèmes de 
production (ISP)

Associé à ISI (Initiation aux sciences de l’ingénieur), l’enseignement ISP (Informatique et systèmes de production) permet de découvrir les réalités de la production industrielle de biens et de services. En ISI, les élèves étudient comment fonctionnent différents systèmes ; 
en ISP, ils apprennent à les utiliser. 
Un enseignement très concret : l’élève, à partir d’un dossier technique, est capable d’utiliser des systèmes variés de production assistée par ordinateur. Il programme les machines, contrôle le bon déroulement des opérations, vérifie la conformité du produit obtenu…
Un enseignement recommandé pour ceux qui visent un bac techno STI ou un bac S profil sciences de l’ingénieur.


 Admission - recrutement

En fin de 3ème, le conseil de classe formule une proposition d'orientation, par exemple orientation en 2de. En fonction de cette proposition, le chef d'établissement arrête une décision. L'élève choisit avec sa famille les enseignements de détermination qui lui conviennent en fonction de son projet. Le conseil de classe donne un avis sur ces choix.

 Formation

« Ce qui me plait dans l’enseignement ISP, c’est l’aspect concret, explique Marc Antoine élève de seconde. En mécanique, par exemple, on fabrique de vraies pièces avec des machines commandées par des ordinateurs. » En Informatique et systèmes de production, les élèves découvrent et utilisent des équipements et des méthodes de production industrielle de biens et de services. Ils apprennent les différentes étapes de la réalisation d’un produit : organisation et préparation de la production, installation, réglage et configuration des machines, puis contrôle de la réalisation et vérification de la conformité du résultat obtenu.  L’objectif est de les initier aux méthodes de production. Les domaines d’application peuvent être variés selon les établissements : productique mécanique, électrotechnique, électronique, bâtiment, systèmes motorisés…

« En début d’année, on explique les règles de sécurité, les notions théoriques indispensables pour comprendre les termes techniques, commente un enseignant. On apprend également aux élèves à utiliser des instruments de mesure relativement simples comme le pied à coulisse. Puis on enchaîne très vite sur des activités pratiques qui permettent de découvrir les capacités des machines. Plus de 80% de l’enseignement se déroule sous forme de travaux pratiques. » Les élèves commencent par des produits simples. En mécanique, ils vont, par exemple, produire des toupies avec des machines d’usinage par enlèvement de copeaux. Ils apprennent à interpréter des plans et à lire un dossier technique.
« En travaux pratiques les effectifs ne dépassent pas quinze élèves, raconte Maxime, élève de seconde. Nous travaillons en autonomie par groupe de deux. Nous partons d’un document que nous a remis notre professeur et qui nous décrit la méthode de fabrication et les différentes étapes. Nous programmons les machines à commandes numériques, nous rentrons les coordonnées pour les trajectoires des outils… Avant de lancer la production,  nous pouvons grâce à l’informatique faire une simulation pour tester que tout est bon. Pendant la réalisation proprement dite nous contrôlons que tout se passe bien. Quand le produit est fini nous effectuons les mesures nécessaires pour vérifier qu’il correspond à ce qui était prévu. » 
En milieu d ‘année les élèves vont pouvoir travailler sur un projet qui associera plusieurs techniques. « On leur donne un projet déjà conçu, explique un enseignant. Ils ont un produit à réaliser et ils doivent s’adapter et fabriquer toutes les pièces. Par exemple cette année ils ont fabriqué un anémomètre (instrument qui permet de mesurer la vitesse du vent). Cela leur a permis de s’initier à différentes techniques : productique mécanique, électronique, transformation des matières plastiques.. Ils ont appris également à assembler les différents éléments et à tester le fonctionnement de l’appareil une fois fini. »
Une formation pour ceux qui aiment la technologie et les réalisations concrètes et qui demande une certaine débrouillardise et beaucoup de logique. « Quand nous commettons des erreurs, la sanction est immédiate : cela ne marche pas !  conclut Marc Antoine. A nous de tout reprendre et de comprendre où nous nous sommes trompés »
 

 Poursuite d'études

L’enseignement de détermination ISP peut être conseillé à ceux qui envisagent un bac techno STI (Sciences et technologies industrielles) ou un bac S profil sciences de l’ingénieur. En seconde, les élèves doivent choisir deux enseignements de détermination.
Certaines combinaisons sont plus cohérentes que d’autres avec ISP pour se construire un parcours d’études. Par exemple : ISP + ISI (Initiation aux sciences de l’ingénieur) vers un bac techno STI ou un bac S profil sciences de l’ingénieur (en ajoutant une LV2 en option facultative, car la LV2 est obligatoire dans les bacs généraux). 
 
 
 


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