Témoignages

 


Anaïg est en BEPA Productions aquacoles

"Au lycée, raconte Anaïg élève de 2ème année en BEPA Productions aquacoles, nous disposons de bassins d’élevage. En travaux pratiques, nous apprenons à manipuler les poissons, à utiliser les différents matériels. Par exemple, nous trions les truites pour les regrouper en lots homogènes. C’est plus simple pour calculer la nourriture nécessaire et assurer le suivi des animaux. On nous enseigne également à faire des pesées, et à calculer des poids moyens."
Tout ne s’apprend pas au lycée. En plus des dix à douze semaines de stages en entreprises, les contacts avec les professionnels sont fréquents. Les élèves réalisent des travaux pratiques en grandeur réelle. Ils s’entraînent, par exemple, à vacciner 300 poissons à l’heure ! Qu’on ne s’y trompe pas cependant, la formation générale occupe plus de la moitié de la semaine...
Après le BEPA, les jeunes diplômés peuvent trouver un emploi d'ouvrier qualifié dans une entreprise aquacole. Le bac professionnel Productions aquacoles est cependant la suite naturelle du BEPA. La formation y met l'accent sur l'environnement bio-physique et socio-économique de l'exploitation aquacole. On y étudie les contraintes réglementaires européennes des élevages. Avec un peu d'expérience, le bachelier professionnel pourra devenir responsable technique d'une unité de production, adjoint au chef d'une exploitation, voire responsable d'une entreprise aquacole.


Claire prépare un CAP Carreleur mosaïste

Claire Allain prépare un CAP Carreleur mosaïste en apprentissage, en partie en entreprise, en partie dans un CFA (centre de formation d'apprentis). "L’entreprise où je suis en formation est très ouverte. La moyenne d’âge est peu élevée, trente à trente-cinq ans. Il y a deux autres carreleuses. Je suis bien accueillie aussi sur les chantiers par les autres corps de métiers. Les relations sont franches et conviviales."
Claire aborde actuellement la pratique professionnelle dans l’entreprise. Elle intervient sur de gros chantiers : des lotissements de pavillons, des résidences. "Dans le carrelage, il y a deux étapes. D’abord, l’aspect plus « maçonnerie » : la réalisation de chapes et parfois de murs. Puis la pose de carreaux. Dans mon entreprise, je ne fais pour l’instant que la pose de faïence murale et la pose de carreaux au sol par collage." A partir de plans, il faut calculer les surfaces, le nombre de carreaux nécessaires et le nombre de coupes. Claire prépare le support et vérifie l’aplomb, c’est-à-dire la verticalité. Ensuite, la future carreleuse pose la faïence et applique le joint.
La formation au centre de formation d'apprentis vient compléter ces connaissances. "Ici, on voit les ouvrages qu’on n’a pas l’occasion de faire chez l’employeur, les outils qu’on n’utilise pas dans l'entreprise." Dans des boxes individuels, les apprentis réalisent leurs travaux en dimension réduite. "Cela permet aussi de se laisser aller à un peu de créativité. Dans l’entreprise, on exécute surtout un travail demandé."
"Ce que j’aime particulièrement, c’est de voir le fruit de mon travail. J’ai beaucoup de chance. J’ai trouvé un métier avec des possibilités d’emploi et que je peux exercer près de chez moi. Surtout, j’éprouve une réelle satisfaction à réaliser quelque chose de mes mains."