Cependant à la différence du CAP, le BEP donne une qualification non pour un métier donné mais pour un ensemble d'activités relevant d'un même secteur professionnel (par exemple le BEP productique mécanique option usinage qui regroupe du fraisage, du tournage) ou une activité commune à plusieurs secteurs (par exemple les BEP de la communication ou de la maintenance).
Le domaine de compétence du BEP est plus large que celui du CAP. Il permet de plus grandes possibilités d'adaptation et d'évolution et surtout c'est un diplôme qui favorise les poursuites d'études. C'est devenu une étape vers le baccalauréat, essentiellement le baccalauréat professionnel et le baccalauréat technologique.
Le BEP se prépare en deux ans après une classe de 3e :
Il peut également se préparer en formation continue et dans certains cas par correspondance.
L'enseignement technologique et professionnel occupe une part importante dans l'horaire (17 à 19 heures par semaine pour les BEP du secteur industriel, 15 heures pour ceux du secteur tertiaire). Les enseignements sont à la fois théoriques et pratiques, le contenu diffère d'une spécialité à l'autre, mais son organisation est toujours la même.
L'enseignement général (11 à 12 heures par semaine pour les BEP du secteur industriel, 10 à 11 heures pour les BEP du secteur tertiaire) comprend des matières scientifiques : mathématiques - sciences physiques, 4 heures par semaine pour les spécialités industrielles ; mathématiques appliquées, 2 à 3 heures pour les spécialités tertiaires.
Il comprend également du français, de l'histoire et de la géographie (4 heures par semaine), de l’éducation esthétique (1 heure) et des cours portant sur la vie sociale et professionnelle (1 heure). La langue vivante étrangère facultative dans la plupart des CAP est toujours obligatoire en BEP (2 heures par semaine).
L’enseignement général poursuit un triple objectif : enrichir la culture des jeunes, développer des capacités transversales et multiples pour parvenir à une plus grande autonomie, donner des connaissances et des méthodes pour permettre une meilleure adaptation aux évolutions technologiques d’un métier.
Les modules ermettent de consolider les acquis et d'approfondir les enseignements. La répartition des 3 heures entre les disciplines est fonction des besoins des élèves.
L’organisation des BEP prévoit des périodes de formation en entreprise de l'ordre de huit semaines validées à l’examen. Elles permettent aux élèves de découvrir l'entreprise et d'appliquer en situation réelle les savoir acquis au lycée professionnel.
Dans certains secteurs professionnels (secrétariat, comptabilité, etc.), un stage en entreprise non validé à l’examen peut se substituer à la période de formation en entreprise.
L'examen se déroule :
L'examen terminal comprend au maximum huit épreuves obligatoires organisées en un seul groupe. Les candidats peuvent choisir en plus une épreuve facultative (éducation esthétique, langue vivante 2, langue régionale).
Pour obtenir le BEP, il faut avoir au moins la moyenne générale et la moyenne dans le domaine professionnel. En cas d'échec, les candidats garderont pendant cinq ans le bénéfice des épreuves pour lesquelles ils auront obtenu la moyenne.
Le règlement de chaque BEP fixe les matières et les coefficients de l'examen.
Les candidats peuvent obtenir à la même session un CAP associé à leur BEP. Ce CAP doit correspondre à la dominante choisie par le candidat au moment de son inscription au BEP.
Les titulaires du BEP peuvent compléter leur formation en préparant :
Les meilleurs élèves peuvent poursuivre des études plus longues :
Possibilité également de préparer un brevet professionnel (BP) ou un brevet technique des métiers (BTM) par la formation continue ou en alternance (contrat d’apprentissage ou contrat de qualification.
A noter que le BP peut être exigé pour exercer un métier, c’est le cas pour certaines professions réglementées comme celle de préparateur en pharmacie. Il permet aussi de s’installer à son compte. Le BTM, diplôme délivré par les chambres de métiers permet également d’acquérir une qualification professionnelle supérieure et une formation à la gestion d’entreprise.